Qui suis-je ?

J’ai eu la joie de recevoir le prix du jury
pour mon dernier film documentaire

Artiste carburant à la curiosité, l’imagination et le plaisir du partage, je dessine et je réalise des courts métrages dont plusieurs ont été sélectionnés et primés dans des dizaines de festivals.
“En vrai”, je m’appelle Emmanuelle Guth et je suis aussi bibliothécaire au sein de l’université Bordeaux Montaigne et parfois, intervenante en école de cinéma.

Je signe mes créations par Emma Spook, mon nom d’artiste. J’ai choisi ce pseudo, Spook, pour sa sonorité que j’adore et sa signification :
Spook, ça veut dire « fantôme » ou « qui donne la chair de poule » en anglais. Si j’aime toutes sortes de films et d’auteur.e.s, j’ai pendant longtemps eu un faible pour le cinéma fantastique.
Après un master Cinéma Documentaire, j’ai repris mes études en intégrant le master Artiste Intervenant.e afin de proposer des ateliers artistiques autour du cinéma et des arts plastiques à tout type de public.

Le cinéma : un art collectif

Je considère aujourd’hui ma pratique artistique et notamment audiovisuelle comme une formidable boîte à outils dans laquelle je pioche avec enthousiasme.

Le cinéma notamment est souvent perçu comme un “monde à part”, inaccessible. Pourtant, j’ai réalisé mon premier film avec trois fois rien et aujourd’hui encore plus qu’hier, on peut faire un court métrage avec les moyens du bord, pourvu qu’on prenne le temps de l’écrire.
Le cinéma est aussi un art collectif. C’est généralement à plusieurs qu’on créé une œuvre filmique et j’aime particulièrement cet aspect. J’ai souvent coréalisé mes films : en plus d’être entourée d’une bonne équipe, j’aime travailler en binôme à la réalisation.

Sur le tournage de Spooked, avec l’acteur David Mora dans le rôle du démon et l’équipe du film
Illustration réalisée sur mesure par Lubie

Trust and enjoy the process

“Fais confiance et profite du processus” est un mantra que j’aime répéter. Il contient l’idée de faire confiance et de profiter du processus de création sans être trop tendu vers le rendu final. Créer sans se mettre la pression est une expérience réjouissante qui me fait tellement de bien que j’ai envie de la partager avec d’autres personnes.
Mes ateliers s’adressent à tous publics : enfants, personnes âgées, adultes… je propose des ateliers adaptés à votre tranche d’âge, vos envies, vos besoins.

Transcender le quotidien, transformer la réalité, raconter le monde à sa manière, se raconter et, aussi créer ensemble, participer à une œuvre collective : voilà, entre autre, ce que je vous propose.

Thématiques et influences dans mes créations : 

Ma passion pour l’imaginaire, le surnaturel, le bizarre remonte à mon enfance. J’aime particulièrement le genre fantastique car dans le fantastique se cachent des allégories, qui racontent d’une façon surprenante le réel, exacerbent un sentiment, personnifient une émotion (la peur, bien souvent, mais pas que). Le fantastique est pour moi une forme d’interprétation de la réalité, une rébellion de l’esprit. C’est aussi jouer, se tenir à la lisière, faire un pied-de-nez à l’ordre naturel des choses, à l’irréversible, à la maladie et à la mort.
J’adore les contrastes et les oxymores : la mort “joyeuse” (souvent représentée par un de mes artistes fétiches : Tim Burton), les ténèbres qui mettent en valeur la flamme d’une bougie, la beauté d’une monstrueuse vampiresse, une poupée Barbie customisée en figure gothique.
J’aime mettre en scène des moustiques qui parlent et ont des émotions et toutes sortes de personnages étranges et attachants (voir ma série de dessins Les Spooky). 
Enfin, le stress au travail, le bruit de notre monde moderne, le processus de création, les rencontres amoureuses sont quelques-uns des thèmes abordés dans ma filmographie
 

Transe-en-danse, acrylique sur toile

Discussion autour de la créativité avec l’artiste Christophe Delvallé

Et si vous voulez en savoir encore plus sur mon parcours et ce qui m’a amené à continuer mon parcours créatif, voici une interview 🙂

Portrait végétal de moi par Marine Bourmaud, ma co-réalisatrice :

“Plante lunaire, puisqu’elle pousse principalement sur la lune. S’ennuie vite et nécessite beaucoup… beaucoup… beaucoup… de stimulation pour bien pousser. Cependant, entourée de lampes de chevet et de bougies, elle peut s’adapter à merveille à un environnement terrien. Arbuste au branchage sinueux, ses feuilles passent du brun au roux, et plus rarement au blond, au fil des saisons.

Astuce : elle peut être capable de poussées fulgurantes, si l’on murmure à ses branches quelques jeux de mots ou citations philosophiques.”

Avec Marine Bourmaud sur le tournage du clip Doktor Avalanche